Ce cher mois d’août

Le tournage d’un film est en cours, alors que le producteur s ‘inquiète du casting encore inexistant, l’équipe de tournage erre, dans les patelins des montagnes d’Arganil, à la recherche de ses personnages. Entre ses autochtones, ses campeurs saisonniers, les bals de l’été, le club de motos, une procession de la vierge et la radio locale, des figures se démarquent et nous attachent. Puis, Sans crier gare certaines d’entre elles s’emparent du micro, endossent un rôle et montent sur scène pour nous chanter une culture populaire, toujours à réinventer.

Pour ce second long métrage Miguel Gomes transcende les clichés qu’il traverse et inscrit son film dans notre époque avec la plus grande finesse. Le temps dilaté des vacances, au rythme des chansons de variété, des baignades, de la patrouille des pompiers et des légendes locales; transforment le film qui se cherche, en une grande mise en scène à la fois bucolique et carnavalesque.

La mise en abîme du tournage est alors largement dépassée et son ambiance festive des petits bals d’été ne tardera pas à contaminer cette dernière soirée de programmation en plein air. Un véritable courant d’air chaud qui nous traverse, comme le souvenir d’y avoir nous même passé ce généreux mois d’août à chanter l’été.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :